Bonsoir tout le monde :) C'est non sans un petit pincement au coeur que je vous informe de la fermeture de ce blog. Cela fait pas mal de temps maintenant que j'hésite à partir de skyrock, et je crois que le moment est venu. J'ai eu pas mal de soucis avec mon compte ces derniers jours : suppressions mystérieuses d'articles, problèmes de connexion... tout pour plaire. Après presque trois ans ici j'avoue avoir envie d'un petit peu de changement, en espérant de tout mon coeur que vous accepterez de me suivre et de continuer à me lire sur canalblog. C'est là désormais que je posterai mes prochains textes et tout ce que je pourrais écrire. Cela ne change rien pour le reste, je passerai toujours sur vos blogs pour lire vos nouveaux articles et répondre à chacun de vos commentaires, je participerai toujours à certaines galeries textuelles, et continuerai à m'identifier par ce blog. Je le garde comme une sorte de médiation et viendrais très régulièrement vérifier ma messagerie, au cas où. Je prie pour que le changement de plateforme ne coupe pas la communication. Je vous attends donc aussi nombreux à venir me rendre visite sur mon nouveau chez moi, ça me ferait tellement plaisir. Merci infiniment pour tous vos commentaires, vos visites et vos encouragements durant ces trois ans. A tout de suite, Elo.

# Posté le jeudi 05 novembre 2009 12:28

Modifié le samedi 07 novembre 2009 18:50

Entre ton coeur et le mien, quelque chose a cédé.



___Brusquement, chaque seconde est devenue à elle-seule une quantité de jours. Tu m'as un peu dit adieu comme on se dit à demain, et puis tu as refermé la porte avant que je n'ai le temps de te regarder une dernière fois. De toi désormais il ne me reste plus que de rares photos à moitié floues et quelques uns de tes vêtements dans lesquels j'ai déjà tellement dormi que ton odeur a disparu. Je vais jusqu'à retourner toutes les poches pour espérer la retrouver mais je ne respire plus que l'absence. Tu es ce que j'ai manqué de plus beau, l'éternel regret dont mon c½ur continue de trembler. Dans le fond je crois que je t'attends toujours un peu. Je ne m'endors plus qu'avec la grande lumière allumée – au cas où tu passerais encore devant chez moi, comme avant, et que tu lèverais les yeux vers la fenêtre de ma chambre. Trop souvent mon corps cherche ce soulagement de pouvoir te serrer, et chaque matin je me réveille épuisée de t'avoir tant rêvé. Le moment d'ouvrir les yeux est alors le sursaut du couteau dans la plaie, et soudain la vie reprend sans toi, la vie où je te perds. Je ne sais comment ni pourquoi je me lève, sur mes joues la trace de mes larmes ressemble à ton sourire. Dans nos rêves respectifs peut être que l'on a su s'aimer mieux que ça, un jour, peut être qu'il existe quelque part un monde où l'on se soit trouvé. Je te garde enfoui au milieu de mes blessures, mal retenu par mes points de suture. La vie ne peut plus rien avoir de bon si elle n'a plus rien de toi.
- People always leave -

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# Posté le jeudi 21 juin 2007 05:12

Modifié le dimanche 30 août 2009 15:39

Me persuader que ce qui me tient éveillée n'a rien à voir avec le manque.



_________Chaque fois nos corps s'amusent et s'accordent avec une familiarité déconcertante. Ils se sont rencontrés d'ores et déjà attentifs aux plus infimes de leurs mouvements, habitués l'un à l'autre comme si en une seconde ils s'étaient déjà tout fait. L'espace d'un unique battement de paupière nous a suffit pour se deviner complètement. Toute ma vie s'est précipitée dans tes yeux et depuis je reste là, sans passé ni futur, avec pour unique présent cette envie de toi qui m'habite mais ne me dévore pas. Pendant que l'amour t'écoeurait, moi il m'a donné faim. Tu es le fantasme dont mon corps n'avait même jamais osé rêver dans l'abandon de mes nuits les plus agitées. Lorsqu'il cherchait désespérément une trêve à la douleur d'être seul, un bout de noir à partager dans lequel se fondre totalement, lorsque même pris dans le sommeil le plus lourd il imaginait tes mains au point de pouvoir les sentir, lorsqu'il s'oubliait entièrement dans ce désir fictif d'une intensité telle qu'il ne le quittait jamais tout à fait au réveil, ce qui l'animait alors n'était encore rien comparé à tout l'effet que tu lui fais réellement, sans même avoir besoin de le toucher. Au-delà de tes bras je ne me reconnais plus. Rien ne m'a jamais paru aussi naturel que de t'accepter dans ma vie, que ces nuits blanches passées dans tes draps à découvrir tout haut ce qu'on se savait déjà tout bas. Cette divine sensation qu'auprès de toi le monde ne tourne plus, que l'aurore et les nuits se succèdent mais ne forment toujours qu'un seul et même instant. Dès le premier contact tout de toi m'est resté : le détail de tes mains, l'exact relief de ton dos, l'expression particulière sur ton visage quand c'est moi qui te fais rire. Depuis tu es la savoureuse obsession dont mes paumes brûlent encore, ma première pensée du matin et la dernière de mes rêves, la montée de sang de mon c½ur à mes lèvres impatientes des tiennes. Et je réapprend l'attente comme on apprend la vie, le corps toujours en demande d'un peu de toi en plus.

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# Posté le samedi 03 mars 2007 12:37

Modifié le dimanche 30 août 2009 15:50

Je me fous le coeur en l'air.

La première phrase de ce texte, volontairement en italique, est tirée du livre Le premier amour de Santiago H. Amigorena. Elle est sans aucun doute celle qui m'a inspiré toutes les autres qui, elles, sont bien de moi.


____________Je voudrais que tu abuses de ma souffrance. Que tu tritures encore un peu ce c½ur qui te supplie de crever entre tes doigts et que tu refuses d'achever, tant tu te délectes d'une si belle agonie. Tes yeux ont la couleur d'un ciel que le jour et la nuit auraient terni en même temps. Tu n'as pas d'horizon ni ne viens de nulle part, tu es à la fois la fin du monde et sa genèse. En amont du désir il y a la haine, qui se retrouve aspirée par les plus profonds abîmes de ton corps. Contre ta peau je me suis échouée sans jamais trouver le secret pour survivre. Tu es un mystère à toi tout seul que personne ne détient, un néant dans lequel je me laisse délibérément sombrer. En équilibre sur le bout de ta langue tu me gardes à la limite du vertige, jusqu'à l'oubli momentané de mes sens. La douleur est exquise et le bonheur amer, ta violence est d'une douceur telle que toute ma peau l'espère. Le plaisir est devenu une unité de temps, dans l'espace de tes bras il ne se compte plus qu'au nombre de respirations manquantes, de cris retenus dans le fond de la gorge. Soudain je ne peux plus t'imaginer ailleurs que dans mon corps, ailleurs que dans ma vie. Tu es le genre de blessure idéale, de celles qui torturent atrocement mais qui pourtant ne tuent pas. Tu es ce qui ne périra jamais, ce qui me soigne et m'empoisonne dans un même mouvement de reins. Jusque dans nos plaies encore à vif nos sueurs se mélangent, il n'y a plus aucune distinction entre où tu t'arrêtes et où je commence ; nous sommes un amas de chair continu secoué par les mêmes battements en désordre. Nos bouches se partagent ce même délicieux goût de chagrin, sous les draps nos mains se serrent jusqu'à ce que le sang leur manque. Le besoin que j'ai de toi est un besoin physique, se fondre dans une même ombre et s'infliger le mal comme si c'était du bien. Chaque matin au réveil comme tu n'es jamais là, je regrette de voir à quel point on se gâche, avec quelle passion on s'abîme d'être nous, et de le vivre aussi fort. La cruelle vérité est que j'aime presque te perdre quand c'est en moi que tout finit.

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# Posté le samedi 24 février 2007 09:18

Modifié le dimanche 30 août 2009 15:57

Parfois dans le silence, toi tu respires encore.



Aujourd'hui est le genre de journée qui ne commence jamais vraiment. Il fait si froid que le soleil lui-même semble refuser de se lever, alors la nuit derrière elle laisse traîner ses ombres. Je me réveille en pleine après midi, de la poussière de rêve sur mes cils en bataille. Dehors la neige s'est mise à tomber, et a gelé ces résidus de chagrin d'amour qui gisent sur le trottoir en attendant qu'on les ramasse. Je n'ai même pas les yeux ouverts que je souris déjà, les paupières closes sur ton visage encore froissé par le sommeil. Mon corps t'a réclamé toute la nuit, les souvenirs de la veille sont restés accrochés à mes. phalanges.. J'ai pris .l'habitude de traîner des .heures au lit .rien que pour .penser à .toi .plus longtemps. En moi tout se recoud, sous tes doigts tout revit, plus tu me serres et plus je respire. Je n'entends plus rien qui se déchire, plus de douleur qui se détache. Quelque chose semble avoir survécu là où tout a disparu. Tu me regardes et je deviens quelqu'un, sous les ruines et les bleus tu remues et ranimes ce qui s'était éteint. L'odeur du café se confond avec celle de l'amour qu'on n'a pas su se faire. Tu es encore un peu partout – contre la courbure de mon dos, entre chaque battement de c½ur, dans la tiédeur des draps. Rien ne peut avoir plus de sens que nos bouches lorsqu'elles ne se suffisent plus, que le goût de ta peau lorsqu'il vient se faner dans la commissure de mes lèvres. C'est un tout qui s'épuise, mais qui ne s'évanouit pas. A travers toi c'est la vie qui revient, tout un corps qui rebat. Et je me dis en m'étirant que ce serait un joli moment pour mourir.

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# Posté le lundi 18 août 2008 13:34

Modifié le dimanche 30 août 2009 16:04