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Entre ton coeur et le mien, quelque chose a cédé.



___Brusquement, chaque seconde est devenue à elle-seule une quantité de jours. Tu m'as un peu dit adieu comme on se dit à demain, et puis tu as refermé la porte avant que je n'ai le temps de te regarder une dernière fois. De toi désormais il ne me reste plus que de rares photos à moitié floues et quelques uns de tes vêtements dans lesquels j'ai déjà tellement dormi que ton odeur a disparu. Je vais jusqu'à retourner toutes les poches pour espérer la retrouver mais je ne respire plus que l'absence. Tu es ce que j'ai manqué de plus beau, l'éternel regret dont mon c½ur continue de trembler. Dans le fond je crois que je t'attends toujours un peu. Je ne m'endors plus qu'avec la grande lumière allumée – au cas où tu passerais encore devant chez moi, comme avant, et que tu lèverais les yeux vers la fenêtre de ma chambre. Trop souvent mon corps cherche ce soulagement de pouvoir te serrer, et chaque matin je me réveille épuisée de t'avoir tant rêvé. Le moment d'ouvrir les yeux est alors le sursaut du couteau dans la plaie, et soudain la vie reprend sans toi, la vie où je te perds. Je ne sais comment ni pourquoi je me lève, sur mes joues la trace de mes larmes ressemble à ton sourire. Dans nos rêves respectifs peut être que l'on a su s'aimer mieux que ça, un jour, peut être qu'il existe quelque part un monde où l'on se soit trouvé. Je te garde enfoui au milieu de mes blessures, mal retenu par mes points de suture. La vie ne peut plus rien avoir de bon si elle n'a plus rien de toi.
- People always leave -

1O . 2O . 3O . 4O . 5O . 6O . 7O

# Posté le jeudi 21 juin 2007 05:12

Modifié le dimanche 30 août 2009 15:39

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